La grande bleue de Nathalie Démoulin

grande-bleueIls s’appellent Delphine, Marie, Simone ou Eddy. Ils sentent sur leur jour le vent de libération des femmes et des moeurs pré-68. Rêver d’une vie meilleure et se marier ? Quitter sa campagne et avoir un enfant ? Pourquoi pas, tant qu’il s’agit de quitter leur carcan social qui les emprisonne dans une catégorie étouffante. 1967, 1968, en passant par 72 et finir par le début des années 80, l’auteur nous décrit avec brutalité cette époque faite de promesses non tenues, de ces espoirs balancés à toute une génération qui ne rêvait que de liberté et éprouvait un bien-être fou à avoir juste mieux que leurs parents.

Des destins simples, ordinaires qui pourraient être ceux de nos propres parents. On reconnait à travers ces femmes un peu de l’histoire de France, du combat pour l’émancipation et la condition féminine. Loin d’être un roman dédié aux femmes, ce roman nous plonge dans un univers où les sexes s’affrontent au quotidien sans jamais savoir vraiment où se trouve l’équilibre.

Un roman dense qui m’a beaucoup intéressée au début mais qui a perdu de son dynamisme vers la fin faisant de lui un texte un peu trop lourd à lire. Tentez le coup malgré tout. Le style, linéaire et poétique malgré tout vaut le détour. On lit des kilomètres de sentiments et d’émotions en palpant avec réalisme un temps que les moins de vingts ans….

La grande bleue, Nathalie Démoulin, Le Rouergue, 2012

 

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