Fais de beaux rêves, mon enfant de Massimo Gramellini

fais deLes bons conseils font les bons amis. Voilà comment on pourrait qualifier le début de cette chronique. Un peu bateau, un peu repris d’un vieux dicton que même votre grand-mère utilise peu ? Bon, ok mais c’est pourtant très vrai. Parfois, les cadeaux, les choses qu’on vous offre font d’une journée ou d’un peu plus, un bon moment.

Ce livre en est la preuve. Merci à l’amie qui m’a fait passer un moment sympa de lecture… Surement parce qu’S. me connait bien, ce livre lui a fait penser à moi. Un peu aussi parce que ce texte touche. Que vous soyez concernés de près ou de plus loin par le sujet de l’identité, des relations humaines en général ou par l’avenir qui ne doit qu’à nous d’être vivable (ok, fin de la démagogie ici), ce livre vous rendra en écho un peu de votre quotidien ou de votre histoire.

A la suite de la mort de sa mère alors qu’il est encore un petit garçon, Massimo tente de comprendre pourquoi et comment les choses se sont passées. Les adultes, un peu coupables, paumés vont tenter de lui cacher cette soudaine disparition. Cancer ou crise cardiaque, l’événement est passé presque sous silence empêchant le deuil et la reconstruction.

Embêté le petit bonhomme ? Pas mal oui, du coup il joue le jeu et se fait croire à lui-même que sa maman va bientôt revenir…Devenu adulte, il revient sur ce passé qui a compliqué les choses et reste dans sa vie d’adulte un élément important… Les réponses seront-elles alors plus fortes que les questions ?

Un roman qui met à l’honneur la vérité et les relations filiales. Une belle réflexion sur la famille, le passé et l’avenir. Un texte bien fichu sur la vision d’un enfant qui raconte pourtant sans mièvrerie un pan de son histoire personnelle qui pourrait être tue. Un roman qui n’en a que la forme et l’appellation mais qui reste un texte humain sur la vie d’un homme  qui pourrait être finalement n’importe qui. En ouvrant ce livre pourtant, charmée par la couverture et l’extrait apposé en quatrième, je me suis trouvée un peu déçue par un petit manque de profondeur supplémentaire.

Des personnages bien dessinés, une ambiance italienne dans laquelle il n’est pas dur de s’immerger pour mieux comprendre la culture du secret et les non-dits.

Merci au lapin!

Fais de beaux rêves mon enfant, Massimo Gramellini, Robert Laffont, 2013

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