L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, Musée d’Orsay jusqu’au 23 juin 2013

561294_bouclier-avec-le-visage-de-meduse-d-arnold-bocklin-expose-au-musee-d-orsay-dans-le-cadre-de-l-exposition-l-ange-du-bizarrePresque forcément attirante, cette exposition a une part de mystère qui lui confère une aura toute particulière.

On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre en mettant les pieds au Musée d’Orsay.

Du noir ? Du romantisme ? Des anges macabres ? Ouep, bon, ça c’est la grossière description qu’on lit dans les critiques courtes et peu efficaces. C’est aussi à cause des images auxquelles on se fie en levant les yeux vers l’ancienne gare. La mort et le fossoyeur, tableau de Carlos Schwabe, est la représentation idéale pour attirer le grand public. Ou une nana comme moi. Pari réussi from la communication du musée.

Oui, il y a du monde. Même en semaine. Oui. Mais tentez de braver la foule et de vous faire une petite place devant les œuvres, vous ne le regretterez pas. Prenez votre temps surtout. On est dans du dense, du riche et du passionnant. C’est pas pour rien, le temps. A moins d’être obnubilé par les fantômes, de sorcières, de fantastique et de trouver ça banal, on écarquille les yeux et on entre dans un monde bien lointain de notre quotidien!

 Dès les débuts de l’exposition, un grand courant d’air nous embarque au cœur du 18ème siècle et au beau milieu de l’Angleterre où l’univers gothique est né. Un univers, tout un monde en mouvement vous voulez dire! La littérature puis les arts plastiques qui ne tardent pas à emboîter le pas,  contribuent à offrir aux curieux, du noir, du macabre et du foutrement effrayant.

Et puisqu’on n’arrête pas les artistes en si bon chemin, le 19ème siècle verra les imaginations les plus débridées bondir hors des sentiers battus. De Goya à Géricault jusqu’aux surréalistes qui exploitent les thèmes les plus sordides, les amateurs s’y verront servis.

Une très belle exposition qui informe et cultive. Les cartels y sont très bien fichus. Avec peu on fait parfois bien.

On y apprend beaucoup sur ce mouvement que la plupart du temps on fantasme sans vraiment s’y être frotté. Les tableaux, photos et extraits vidéos surprennent, mettent mal à l’aise ou vous fixent pour vous laisser un peu désarmé. On y revoit des scènes cultes, des images qu’on n’aura pas forcément eu le temps d’observer avec attention dans une ancienne vie, on ressent et c’est bien ça la réussite de ce panorama étonnant ! Alors oui, c’est pas glamour, glamour, on en sort pas le sourire aux lèvres et le baume au coeur mais on en sort un peu moins con sans être déprimés non plus, c’est déjà ça, non ? 😉

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2 réflexions sur “L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, Musée d’Orsay jusqu’au 23 juin 2013

  1. Je suis bien d’accord avec toi. C’est une exposition qui traite d’un sujet intéressant, en essayant de brosser au mieux l’état d’esprit du romantisme noir. Instructive et troublante, l’exposition m’a emmenée loin, loin en moi, faisant notamment ressortir le fameux vertige recherché devant certains tableaux.

    1. Merci Gaëlle! Oui tu décris très bien ce que l’on ressent dans l’exposition! Ton blog est également très chouette je l’ajoute à ma liste pour que les lecteurs puissent y jeter un coup d’oeil régulièrement! 😉

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