L’invisible de Robert Pobi

pobi-skull-credit-rob-lacombeArf. Re-arf. C’est un peu ce qu’on ressent devant les tables des libraires et la sélection de nouveautés ou de titres plus anciens de polars qu’on nous propose à nous lecteurs. Amateurs ou plus novices, on se perd souvent devant le foisonnement de livres qui veulent faire peur, intriguer avec des enquêtes parfois tirées par les cheveux ou tout simplement vous tirer un haut-le-coeur suscité par des descriptions un peu dégueulasses.

Bon, on fait quoi devant tout ça, nous. Vous. Moi. Hein ?

Bah on lit du thriller. Allez hop, on a envie de facile comme histoire mais pas trop. On sort les parents qui perdent un de leurs gamins, on jette les voisins peu recommandables et on va ouvrir ce livre. Pas original au début.

On a même du mal à entrer dedans. Avec plus de 400 pages, il a intérêt pourtant à faire ses preuves, parce que sinon ça risque d’être ennuyeux ct’histoire. Justement ça parle de quoi ? On y vient.

Jake Cole, agent du FBI, revient sur les lieux de son enfance, là où son père atteint d’Alzheimer pète les plombs, une grande maison au bord de l’eau.

Un peu flippante cette grande baraque, surtout quand deux meurtres ont été commis non loin de la propriété. Jake, spécialiste des tueurs en série va pouvoir en profiter pour donner un coup de main à la police locale. Une femme et son fils ont sauvagement été tués dans des circonstances atroces.

Intuitif et fin, il se met à chercher qui aurait bien pu commettre ces crimes atypiques et mettre la communauté en émoi. De détail en détail, les portes vont s’ouvrir, les pistes se dessiner à notre plus grand étonnement.

Et là, enfin, on est dedans! On n’arrive plus à lâcher l’intrigue et on a envie de savoir! Pfiou, il était temps. Les descriptions fonctionnent, on s’y croit. On apprend à connaître les personnages et à s’y attacher ou à en être agacé! C’est gagné, pourtant ça commençait pas sous les meilleurs auspices! Ok, c’est pas transcendant mais ça se lit bien pour se sentir à l’intérieur d’un grand puzzle (cf. couverture!) et être bluffé par la fin.

Un bon polar pour l’été, parfait même! Une piscine, un petit truc à grignoter et ce bouquin, hum, tout ça paraît pas mal… 😉

L’invisible, Robert Pobi, Sonatine, 2012

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