Les méduses d’Etgar Keret et Shira Geffen

Les_meduses-20070920070626Trois femmes et un film à la sonorité toute particulière. Entre l’onirisme et la sombre réalité, les repères sont posés. Vous pouvez faire la rencontre de trois univers bien différents mais qui pourtant se croisent et se recroisent sans cesse dans ce long-métrage Israélien.

Keren vient de se marier et juste hasard de la vie ou drôle de coïncidence, elle se retrouve coincée dans les toilettes lors de la fête.

D’un saut à l’autre pour ne pas passer la soirée enfermée loin de son mari, elle se casse la jambe et va être obligée de rester dans un hôtel sordide pour sa lune de miel au lieu de passer un temps privilégié aux Caraïbes.

Puis, partez à la rencontre d’une jeune femme dont on ne connait ni le prénom ni l’âge et qui va recueillir chez elle une petite fille sortie de nulle part. Qui est-elle ?

C’est en allant plus loin et en regardant l’intégralité des images que vous aurez (peut-être) la réponse… Sans nul doute, vous serez touchée par la dernière héroïne, mère de famille immigrée en Terre promise, Joy tente de subvenir aux besoins et aux rêves de son fils resté au pays.

Un film qui ne se résume pas vraiment. Il est difficile de raconter l’intrigue qui reste tout le long des moments passés en la compagnie de ces trois actrices inconnues, un mystère. Attention, ici, pas d’action ou de grand suspens.

Et pourtant, on ne s’ennuie pas car le fil se détisse avec finesse et pertinence. C’est en réfléchissant avec attention aux différentes actions qui font l’histoire que l’on se laisse surprendre. Le rythme est lent dès le début et ne laisse pas présager de changements!2

On ne s’attend donc pas à autre chose pour les 75 min, heureusement car on serait déçus! Introspection et prise de recul restent les deux maître-mots de ce beau projet qui raconte la solitude, l’amour et l’identité. Une très belle mise à l’honneur de la position d’adulte dans un monde où les relations se font plus fragiles. Trois femmes à différents stades de leur vie et au sein de catégories socio-professionnelles bien distinctes. Et pourtant, tout en elles les fait se rejoindre. Un film-choral qui réussit le pari de juxtaposer les sentiments en ne jamais les entremêlant tout à fait.

Une langue qui chante, des couleurs qui nous sont moins familières, une culture à la loupe qui est décrite avec tous ses aspects, les plus valorisants comme les plus dérangeants. Un bon moment de cinéma étranger!

Les méduses d’Etgar Keret et Shira Geffen, les films du Poisson, 2007

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