Qu’ont-ils tous avec… Le Louvre ?

Le chien qui louche/DavodeauA un moment de l’année où le Louvre est dans la tête de tous les bédéphiles avec la sortie du dernier Davodeau dans la collection Le Musée du Louvre chez Futuropolis, on aurait raison de se demander pourquoi ce musée inspire et trotte dans la tête d’auteur ou d’illustrateur de tous genres, encore et toujours.

Futuropolis n’y est pas pour rien. Depuis quelques années, l’édition de qualité, en partenariat avec les éditions du Louvre, offre la part belle à ce lieu de culture qui honore l’art mais également la différence et éclaire avec justesse la société.

Fort de plusieurs titres et de l’investissement d’auteurs renommés, les titres se multiplient et prennent une ampleur qui n’est plus à prouver. Eric Liberge, Marc-Antoine Mathieu, Christian Durieux, Enki Bilal et aujourd’hui Etienne Davodeau, les noms défilent et donnent à cette suite de livres une légitimité hors pair.

On savoure à chaque tome l’enchantement qui nous est donnée à voir planche après planche.

heuresimpaires
Aux heures impaires, Eric Liberge

Fantasmatique ou ancré dans la réalité, chacun des tomes possède sa particularité et donne à la collection des nuances diverses et éclectiques dont on ne se lasse pas si facilement. Le dessin est toujours réfléchi et ce, en fonction de la beauté du lieu et des œuvres qui pointent leur nez ici et là pour désacraliser des chefs-d’oeuvre ou consacrer des pièces moins connues.

Le chien qui louche était bien sûr le titre tant attendu de ces dernières semaines.

Adepte de Davodeau depuis longtemps déjà et amoureuse des ignorants ou de Lulu, femme nue, j’ai pris un énorme plaisir à découvrir ce nouveau livre.

Un enchantement, Christian Durieux
Un enchantement, Christian Durieux

Dès les premières vignettes, on entre dans un univers très réaliste aux prises avec notre quotidien.

Une fois de plus, on s’identifie avec aisance aux personnages, à cette famille qui compte sur Fabien, surveillant au Musée du Louvre pour trouver sa place à un tableau d’un aïeul retrouvé au grenier.

C’est avec délice qu’on tourne les pages même si la déception se fait sentir lorsqu’on se rend compte que ce ne sera pas un peu plus long et développé. Et pourtant, la réflexion sur l’art, la légitimité des œuvres et l’importance du nom de l’artiste est belle et bien présente.

Mais, au vu des critiques qui encensent ce nouvel opus,  je m’attendais à une BD encore plus touffue qui foisonnerait de plus de pistes pour pousser plus loin notre questionnement sur l’art et l’identité. Moi, j’aime Davodeau quand il nous pousse dans nos limites et nous offre un travail riche et long à lire, à la façon d’un vrai documentaire, presque comme le travail d’un reporter sur le terrain. J’aime quand il est difficile de se détacher de l’histoire et qu’il nous reste encore du temps pour finir la petite pépite qu’on a entre les mains.

Traversée du Louvre
Extrait de La traversée du Louvre, David Prudhomme

Bon, oui, ce one-shot est plus court mais efficace, je dois le reconnaître. Résultat ? On a envie d’y retourner au Louvre, flâner dans les allées sans trop savoir quoi regarder, juste prendre le temps d’apprécier. On a aussi envie de ne pas se comporter en « touriste » ici et là dans les musées du monde entier mais de plus respecter les métiers qui se cachent dans l’ombre.

Ne boudez donc pas ce nouveau travail car on ne refuse pas Davodeau.

Et tous les autres titres de la collection qui méritent notre coup d’oeil.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s