On ne joue pas avec la mort d’Emily St. John Mandel

on ne joue pas avec la mortBon, bon, bon. Ecrire sur un livre qui vous a laissé mi-figue mi-raisin n’est jamais facile. Emily St. John Mandel, j’en ai entendu parler quand on s’est demandé si on achèterait son polar pour la médiathèque dans laquelle je bosse. Les critiques étaient bonnes.

Deuxième roman de cette jeune auteure Canadienne (décidément le Canada cette semaine!), l’intrigue donnait envie. Et puis, c’était parti, je me suis lancée.

Sophie et Anton est un jeune couple mariés qui décide de profiter de leur lune de miel en Italie, non loin de Capri, sur la petite île d’Ishia. Mais Sophie rentre seule de ce voyage qui devait s’annoncer idyllique. Anton, lui, doit rester quelques temps de plus…

Pourquoi ? C’est ici, pour nous lecteurs, que tout se délie.

La petite pelote d’emmerdes de ce jeune cadre va se détisser sous nos yeux nous embarquant dans les limbes d’une vie subie. La famille du jeune homme revêt un visage inquiétant sous couvert de très bonnes attentions et sa cousine n’hésite pas à le mettre dans des situations délicates. Mais Anton ne veut plus rester indifférent et aimerait choisir la vie qu’il veut. Une véritable lutte aussi bien intérieure et personnelle que matérielle va se tenir loin des Etats-Unis…

Un roman noir qui renoue avec les codes du genre. Ici, la figure du flic est seulement entraperçue et ce n’est qu’à la fin que la vraie enquête se construit et lors du dénouement final que son intérêt est mis en avant.EmilySJM1

La noirceur de l’âme humaine est travaillée avec rigueur, les décors qui inquiètent et mettent mal à l’aise sont plantés avec tact, les petits arrangements entre des personnages véreux participent à l’ambiance de ce roman qui vous interrogera, c’est certain. Oui, j’ai mis du temps à entrer dedans et à ressentir un peu d’affection pour les personnages qui ont bien du mal à ne pas devenir fous eux-mêmes.

Le rythme est lent et nous fait avancer à tâtons et à qui mieux mieux pour aiguiser davantage notre curiosité. Mais j’ai eu hâte de connaître la fin! Et aux 3/4 du livre, impossible de le lâcher. Et c’est en refermant ce roman noir que l’on y réfléchit et qu’on tire les bénéfices de la lecture…

On ne joue pas avec la mort, Emily St. John Mandel, Rivages, 2013

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