Bliss de Drew Barrymore

BlissLe Roller Derby, ça parlait pas beaucoup à Bliss Cavendar.
Du fond fin du Texas où sa mère l’oblige à participer à des concours de beauté, ça ne risquait pas de lui être familier. Pour elle, c’est plutôt robes blanches, coiffures ajustées et discours parfaits.
Quand un jour elle tombe sur un flyer pour un concours de ce sport féminin hors du commun, elle ne voit plus son avenir que par les roulettes.
Pas évident cependant de concilier famille américaine un peu limitée aux traditions et double vie extra-ordinaire…
Mais son talent et ses prédispositions à rouler plus vite que les autres vont la convaincre de continuer à tout prix…
Un film léger sans prétention réalisé de surcroît par Drew Barrymore ?
C’est surement ce que vous vous dites, je vous vois venir d’ici ! Moi aussi, c’est ce que je pensais. Alors, après une journée de boulot un peu rude, ce film de nanas avait tout pour me séduire. Me serais-je trompée ? Ne serait-ce pas un peu plus que ça ?
Car oui, c’est léger mais pas uniquement. Oui, oui (aussi) je vous mentirai si je vous disais que ce long-métrage (premier de DB) n’est pas truffé de bons sentiments, d’un Happy End attendu et de clichés à la mords-moi-le noeud (mère ancienne Miss beauté refaite, père aimant en apparence mais planqué derrière les non-dits, décors plantés dans l’Amérique profonde et j’en passe…) mais c’est AUSSI un film qui met à l’honneur un sport qui sort des sentiers battus et fait un joli pied de nez aux carcans et aux modèles sociaux sur lesquels on a tendance encore (et plus encore aux Etats-Unis) à s’appuyer.
Plus les minutes défilent plus le portrait de l’équipe que la jeune fille intègre devient clair. Hargneuses, violentes, joueuses et battantes, les filles de l’équipe vous attachent et vous donnent sans aucun mal l’envie de regarder jusqu’au bout. Les règles y sont bien décrites, les codes et les limites y sont évoquées avec soin pour donner un petit goût d’expertise sportive.
La BO est adaptée aux situations et aux nanas pétillantes du casting, le jeu de Ellen Page, jolie comme un cœur, est drôle. Celui du père est touchant.
On se laisse prendre au jeu, bref, ça fait du bien et on aurait presque envie de remonter sur nos rollers…

Bliss (Whip it!), Drew Barrymore, 2010

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2 réflexions sur “Bliss de Drew Barrymore

  1. Ce film est une bonne surprise, et en effet, ça l’est encore plus quand on sait que c’est un premier film, et surtout le premier de Drew Barrymore ! Elle arrive à parler de l’adolescence sans chichis, avec beaucoup de sincérité. Ellen Page est de nouveau excellente 🙂

    1. Tout à fait! Les sujets de la famille et de l’adolescence y sont bien traités. On entre dedans en s’identifiant et on est étonné de la prouesse de Drew Barrymore. Comme quoi ! 🙂

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