La déesse des petites victoires de Yannick Grannec

La déesse des petites victoiresLa déesse des petites victoires.
Un titre qui attire, ça, c’est certain. Une amie m’en avait parlé à sa sortie et les critiques n’ont jamais été rares dans la blogosphère et ailleurs.
Le temps a passé et enfin je me suis dit qu’il ne serait pas sans intérêt d’y jeter un petit coup d’oeil. C’est chose faite. Au delà d’un titre, ce roman nous emporte dans une autre époque, dans un autre monde.
Prêt pour le voyage ?
Anna est une jeune documentaliste en manque de repères professionnels et sans grande ambition. Lassée de sa famille qu’elle a quitté pour plus de liberté, elle doit récupérer les archives du talentueux mathématicien Kurt Gödel.
Mission excitante mais non moins ardue. Le scientifique au fond de la tombe, c’est à sa veuve que la jeune femme doit aller demander la permission de mettre la main sur les précieux documents. Une vieille femme en apparence aigrie et sans aucune tendresse ou bienveillance.
Une personnalité à l’extrême opposée de la sienne, en somme.
Arriver au but oui, mais à quel prix ?
Ce roman dense et touffu embarque son lecteur dans une véritable traversée du siècle. Le 20ème siècle en long en large et en travers. N’ayez pas peur des informations que nous offre ici l’auteur qui a fait un très beau travail de documentation sur le monde scientifique et plus particulièrement mathématique en Allemagne et en Autriche.
Des détails précis et rigoureux à la frivolité de la jeunesse d’Adèle, épouse du mathématicien, vous serez surement bringuebalé entre sensibilité et agacement.
Sans réelle concession, Yannick Grannec nous livre des sentiments qui ébranlent mais également des faits des plus précis chronologiquement datés et nous ouvre la porte d’une épopée historique extra-ordinaire qui évoque Einstein, le génie et la folie qui s’entremêlent pour une création des plus fantasques.
La relation entre les deux héroïnes suscitent l’intérêt de la lecture que l’on continue avec plaisir et les détails qui coupent le souffle car bien trop précis pour nos petits esprits novices ne sont rien à côté de l’amitié qui se dessine au fil des pages entre Adèle et Anna.
C’est pour ces deux femmes que vous ne cesserez de tourner les pages, pour elles presque uniquement! La science oui, mais vraiment pas que.

La déesse des petites victoires, Yannick Grannec, Anne Carrière, 2013

Prix des Libraires 2013.

Cliquez sur Play pour voir la chronique de Gilbert Collard, encore un bon avis.

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