Murmurer à l’oreille des femmes de Douglas Kennedy (ou la critique la plus foutraque)

Emurmurer à l'oreille d'une femmentendez-vous le doux murmure de l’appel commercial ?
Si VOUS, vous ne l’avez pas entendu ou que vous ne vous vous êtes fait avoir comme un bleu et bien Douglas Kennedy, lui, l’a bien compris. D’habitude, je suis bon public. 

J’arrive à trouver des bons points à des trucs un peu moyen-moyen. Je me dis qu’une lecture est une lecture et que bon, finalement, même si c’est  un peu léger, ça nous a tout de même fait rire/distrait/servi/fait chialer/amusé/provoqué/gêné/interloqué.
Bref, je trouve toujours un petit quelque chose à une lecture. Mais alors là. Disons-le clairement, je m’suis emmerdée.
Oui, emmerdée.
Et quand je commence à dire que j’aurais pu écrire le bouquin que je tiens entre les mains et bien c’est pas bon signe du tout (Cf. les carnets intimes tenus entre 11 et 12 ans 3/4 qui sont à rire ou à mourir).
Alors que ce soit léger, c’est même pas le problème. C’est même pas léger. C’est lourd, ça picote les doigts d’évidence tant et si bien que ce n’est plus les lignes de l’intrigue que vous avez sous les yeux mais les liens qui font l’histoire que vous devinez après avoir lu les trois premières lignes et qui vous sautent en pleine vue.
OK, je me calme.
Les douze nouvelles que Douglas Kennedy- ô grand Douglas qui m’avait ravie avec son Cul-de-sac (rebaptisé il y a peu en Piège nuptial, cause commerciale on imagine mais qu’on lui avait passé sans piper mot!)- tentent de nous questionner sur la vie, l’amour et le parcours initiatique que tout un chacun peut connaître un jour dans sa vie.
Belle entreprise.

 

Après quelques lectures un peu violentes, un peu cruelles aurais-je envie de dire, lire quelque chose qui aurait pu me ressembler ou juste me détendre hein, ben moi, ça me disait. Cependant, lire, une après l’autre de courtes histoires qui sont vues et revues, ça me distrait peu. Voire ça m’énerve.
Comment un auteur qui nous proposait des histoires d’aujourd’hui, actuelles et assez bien ancrées dans la réalité (même si un peu Américano-américaine soit) a pu livrer un bouquin comme celui-ci ?
Merde et double-merde. J’en aurais quasiment envie de lire le dernier Musso en espérant trouver mieux (j’ai dit presque whoo-oo).
J’ai essayé pourtant et avant de crier défaite, j’ai été jusqu’au bout car critiquer pour critiquer, c’est un peu facile, je suis d’accord avec vous, mais non, rien dans les douze histoires de couples, de femmes et d’hommes en désuétude ne m’a touché. Pas même leur désespoir de ne pas avoir, malgré l’argent et les grosses voitures ou la famille parfaite, « réussi leur vie ». Entre divorce et tromperie, les personnages se ressemblent et on croirait ne jamais avoir de différence ou de dissemblances entre eux.
Entre Paris et NYC, l’auteur nous balade pour tenter peut-être un semblant de contenu et de fond mais malheureusement à part offrir des stéréotypes sur la Ville Lumière et la catégorisation des expatriés, je ne me suis pas retrouvée du-tout et j’ai trouvé le fonds caricatural.
En fait, à part m’agacer, je ne suis pas sortie sans rien de ce livre. Je me suis même étonnée à aller jusqu’au bout (« bah pourquoi tu continues si tu n’aimes pas ? » m’a dit l’homme). Mais les mauvais textes, du moins ceux qu’on juge mauvais, questionnent au final. En y repensant, avoir lu cette série de nouvelles m’a fait repenser à la réussite. Bah, oui, finalement c’est quoi aujourd’hui, réussir sa vie ? Avoir de l’argent ? Vivre à Paris quand on est Américain ? Etre libre et indépendant ? 
Et plus encore, je me suis demandé ce qu’était un bon livre. Sans être Télérama ou les Inrocks, on juge souvent sans vraiment connaître, savoir, en se fiant souvent à ce qu’on entend autour de nous. 
Qu’elle soit écrite dans un bon ou mauvais bouquin, qu’elle soit remise en question par les auteurs ou les lecteurs et même les non-lecteurs, la réponse à ces deux questions peuvent être rendues plus claires grâce à la littérature mais se trouvent au final à un seul endroit. En vous.
Merci donc à Douglas Kennedy pour cette réflexion. Oui, merci quand même.

Murmurer à l’oreille des femmes, Douglas Kennedy, Belfond, 2014.

Une réflexion sur “Murmurer à l’oreille des femmes de Douglas Kennedy (ou la critique la plus foutraque)

  1. Tout ceci ne m’étonne même pas, le seul livre que j’ai lu de lui (La poursuite du bonheur) étant dans le top 5 des plus mauvais livres que j’aie jamais lus. Et ce pour les raisons que tu exposes ici (plus des répétitions vraiment lourdingues).

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