L’émulation à l’état pur.

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Sur ce blog, on parle souvent lectures, bouquins, films, coups de coeur, expos et autres petits trucs qui animent mon quotidien et dont j’ai souvent envie de vous faire partager. Parti pris assumé pour ne rien partager d’autres.
Pourtant, dans ma vie, ya pas que les livres et l’univers qu’ils ouvrent.
Depuis quelques années, je me suis prise au jeu de la course à pied. Des courses officielles et de ces moments d’émulation incomparables aux autres moments de la vie « normale ». Parenthèse très particulière, une course est souvent l’occasion de rencontrer ses semblables sportifs et de ne pas avoir l’impression de mettre un pied trottinant devant l’autre en ne regardant que son nombril.
Pratique souvent considérée comme personnelle et solitaire, la course à pied, ce n’est pas que de l’entraînement en solo. C’est, depuis peu, une pratique très à la mode.
Courir ici ou là, s’apprêter pour faire de belles perf’ tant à l’entrainement qu’en compét’, c’est devenu hype. Dur, dur de garder l’essentiel de la course sans tomber dans l’excès et de rester ouvert à l’autre runner. Grâce à de belles initiatives venues de l’imagination de coureurs aguerris (entraînements de groupes, conseils personnalisés, blogs spécialisés) et de courses qui ponctuent la saison de tout à chacun qui court, il est possible de venir à bout des préjugés et de courir ensemble et à son rythme, juste pour le plaisir ou pour battre ses records personnels.
Ce week-end, pas de cross en mode coureuse pour moi. Comme parfois, je passe de l’autre côté de l’appareil photo et je troque ma concentration pour le supporting.
Que ce soit le marathon de Paris ou le Cross du Figaro, l’envie d’être de la partie est la même. Ressentir ce rassemblement et les frissons parcourir mon échine n’a pas de prix.
Même pas celui de la grasse matinée et du repos. Parce qu’assister à une course sans baskets aux pieds, ça permet aussi de prendre son temps et de mesurer la patience de ses gens qui accompagnent les proches sur ces moments de passion.
Pas toujours évident de motiver ceux qui ne courent pas et qui doivent parfois attendre de longues minutes voire des heures, se lever de bonnes heures pour être là, juste pour faire plaisir à l’autre. Heureusement, quand le soleil est au rendez-vous, comme ce week-end, on lit, on profite du soleil, on prend des photos et on subit la playlist d’un DJ sur-entrainé pour échauffer des sportifs qui jouent le jeu.
Une heure, ça passe vite. Et puis, au carrefour d’oriflammes et de chrono, on partage avec ces inconnus qui partagent la même passion.
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Vous devriez la faire cette course l’année prochaine, elle vaut la peine! me dit une jeune femme avec qui je partage quelques minutes sur la ligne d’arrivée. Conversation d’initiés!?
Détrompez-vous, si j’avais cru un jour parler de ce sport avec plaisir, il aurait fallu me convaincre longtemps.
La ligne d’arrivée et l’émotion qui va avec est très agréable et redonne du courage pour les prochaines courses. Quand l’homme court, c’est encore mieux. Viser la couleur du maillot, attendre le temps officiel et être là pour la photo qui fait la différence, ça aussi, ça fait plaisir et ça rapproche.
Marathon de Paris, 2014
Marathon de Paris, 2014
Les organisateurs savent y faire. Il suffit d’un micro, d’une arrivée du premier (homme en général) en bonne et due forme annoncée comme l’événement du jour et vous y êtes.
Le marathon de Paris m’a révélée fervente supportrice.
Exutoire certain en rapport avec mes courses passées et à venir, encourager fait un bien fou pour l’autre et pour soi. Qu’ils soient ethiopiens ou bretons, les coureurs sont classieux.
Démarche peu naturelle, courir 42 km ou sprinter après 12 km tient du mental. Et ça se voit, ça se sent. Et c’est là, à cet instant, quand l’homme et la femme qui ont tout donné passe devant vous que le frisson peut naître et se hisser jusqu’à votre centre névralgique de l’émotion. Ce frisson. Il annihile la frustration de ne pas avoir pris le départ et prouve, plus que jamais, que l’important est surement de profiter du moment présent.
Mais qu’est-ce qu’elle raconte celle-là? 
Pas encore convaincu ? Rendez-vous sur une course, celle que vous voulez et tentez-le coup.
Vous serez peut-être surpris.
cross du figaro

 

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