Alzheimer, du grand écran à la page qui émeut…

Still Alice, 2015
Still Alice, 2015
En ce moment, les films et les livres ont tendance à se faire écho. Comme une balle qui rebondirait pour ne créer qu’un seul rebond.

En lisant certaines pages de certains romans, on serait tenté de regarder si le film vu quelques semaines auparavant n’en est pas l’adaptation ou au moins la base d’un texte édité antérieurement.
Oui, certains sujets sont des thèmes d’actu, des « marronniers » culturels qui donnent du grain à moudre aux réalisateurs ou aux auteurs !
Cependant, certains points de vue sont plus intéressants que d’autres.
Richard Glatzer et Caroline Vié ont pourtant deux regards assez différents. L’un pose sur les sujets développés dans son film un œil pudique, grave, l’autre éclaire les affres de la vie avec ironie et donne à voir des situations et des personnages teintés d’une dose acerbe d’humour.
Still Alice est un long-métrage sur une femme brillante qui aura tout réussi. Des enfants, un métier intéressant dans un domaine dans lequel son avis, sa posture semblent compter pour ses pairs et l’épanouissement nécessaire pour être confiante en l’avenir.
Quand des mots viennent à lui échapper, quand son chemin est plus dur à retrouver ou que les pertes de mémoires se font de plus en plus fréquentes, elle s’inquiète. S’alarme. Et rapidement viennent les conclusions.
Un très beau film sur la maladie d’Alzheimer précoce. Quelques semaines dans la vie d’une femme qui pourrait sembler loin de notre existence ou de nos préoccupations mais qui pointe du doigt l’injustice de la vie et le caractère aléatoire de la maladie.
On entre dans un univers feutré, privilégié et c’est en cela aussi que c’est enrichissant. On n’est loin des stéréotypes de la maladie qui ne toucherait qu’une frange de la société et qui peinerait à s’en sortir.
Ici, l’argent, le soutien matériel, l’éducation sont présents mais les réactions sont-elles bien différentes d’une classe sociale à une autre quand la maladie survient ?
Un film servi par des acteurs hors-du-commun qui rayonnent et donnent à l’ambiance une réelle authenticité. 
Dépendance Day est quant à lui, un texte d’une verve incroyable. On en serait presque mal à l’aise tant il est brut de décoffrage et met à mal la maladie en la traitant du côté de l’humour et du parti pris « on déconne pour pas pleurer ».
JC Lattès, 2014
JC Lattès, 2014
Les personnages sont attachants dès le début même si on n’aurait peu envie de les avoir dans notre entourage au début mais qu’on n’aurait peu envie de quitter à la fin. Une histoire qui semblerait banale mais qui n’en est rien.
Un page turner à sa façon et qui donne à lire une fin intelligente, violente et… bouleversante. Caroline Vié donne l’impression d’être une auteure confirmée, pleine d’une gouaille contagieuse.
Une seule question nous pend au nez à la fin de ces deux découvertes, et moi, qu’est-ce que je ferai si j’étais victime de cette saloperie ?
La réponse vous appartient et peut rester secrète. Ces pépites ne donnent aucune vraie réponse. Et s’il s’agissait de vivre en attendant ?
Et si vous voulez lire un autre avis, n’hésitez pas à aller sur le très chouette blog Romans sur canapé
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2 réflexions sur “Alzheimer, du grand écran à la page qui émeut…

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