Et vous, quel sera votre point de rupture ?

Tous droits réservés
Tous droits réservés
Nicolas Koretzky, c’est un comédien qui a du cran.
Pas seulement celui de faire un spectacle, un de plus. Non, plutôt celui de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.
Un one-man-show qui a le sens. LE sens qu’on aimerait bien donner à nos vies, en ce moment. Pourtant, j’y suis allée un peu par hasard.
Sur un site de réservations connu, le pitch était un peu court, peut-être un peu large en même temps.
Un sujet amené par un extraterrestre, quelle drôle d’idée ?
Des détails qui pourraient peut-être faire la différence une fois assise dans mon fauteuil de spectatrice, voilà ce qui m’a amené un soir de semaine à découvrir l’univers de Nicolas Koretzky.
Le rideau se lève et devant vous une dizaine de cintres alignés sur un fil horizontal se dressent. Sur chacun d’eux, un élément qui nous est familier ou qui, au contraire, nous questionne. Puis, le spectacle commence.
Le comédien fait son entrée sur scène, plein d’une envie d’être là, pleinement là, un peu plus d’une heure, dans son rôle de comédien qui divertit mais plus encore d’homme qui aiderait à nous faire réfléchir.
Attention, ne prenez pas peur, vous ne vous en rendrez même pas compte.
A lui seul, il endosse une mère de famille dépassée, un activiste écolo, un extraterrestre étonné, autant de personnages qui tissent les liens entre générations et classes sociales et qui nous font passer du rire au calme gêné.
Ce spectacle ne semble pas avoir été créer juste pour nous faire rire, loin s’en faut.
Nicolas Koretzky et ses acolytes ont travaillé sur notre société et ses vices, la société de consommation et de divertissement à outrance qui fait de chacun de nous, quoi qu’on en dise, un homme ou une femme qui cherche ses propres repères.
Des réflexions qui sont intéressantes, qui peuvent paraître agaçantes aussi, pour peu qu’on s’identifie aux personnages décrits.
On sort de ce spectacle plein de questions en tête, avec des esquisses de réponses aussi et on admire le comédien qui semble humble et passionné par le théâtre mais aussi par l’humanité. Un excellent moment d’humour teinté de pertinence.
A voir à partir de 15/16 ans, en famille ou entre amis.

Point de rupture, Nicolas Koretzky, Théâtre de la boussole, le lundi et mardi soir jusqu’à fin avril 2016.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s