Yeruldelgger d’Ian Manook

Yeruldelgger
S’il faut lire un polar pendant ces vacances, choisissez celui-ci.

Bon, ok, c’est peut-être un peu exagéré de restreindre votre choix à un seul. Surtout que c’est faux, yen a plein d’autres qui valent d’être lus. Mais ce n’est pas le propos, le sujet de ce soir, c’est ce très bon polar français. Vraiment, les petits frenchies n’ont rien à envier aux anglo-saxons qui sortent souvent de bons polars hein, ça, on peut pas leur enlever mais les français montent en flèche dans nos coeurs de petits lecteurs.
Ian Manook fait partie de cette catégories d’auteurs qui écrivent après s’être documentés. Bien et efficacement de surcroît. La Mongolie est ce qu’est la Laponie pour Olivier truc ou l’Ecosse pour Peter May. Une terre à fort potentiel fictionnel.
Un terrain d’aventures incroyables pour des intrigues qui vous prennent aux tripes. Et moi, j’adore ça !
Les plus de 500 pages ne doivent pas vous faire peur.
Vous ne vous ennuierez jamais, croyez-moi.
Yeruldegger est un inspecteur quelque peu désabusé, aigri et dur avec ses collègues. Certains critiques ou bloggeurs disent de lui qu’il est arrogant et vantard….
Mais il n’a pas mauvais fond c’t’homme là. Un peu écorché oui mais pas méchant. Quand il commence à enquêter sur une petite fille retrouvée morte et enterrée dans une des immenses plaines mongoles et sur l’assassinat de plusieurs chinois, il ne se doute pas que les histoires sont intimement liées et vont le mener aussi loin que près de sa propre histoire…
Un roman policier très très bien fichu, l’intrigue y est menée tambour battant, les personnages sont travaillés avec finesse, les deux femmes, véritables héroïnes de cette épopée mongole sont attachantes, vraies, entières. Chacune à leur manière, elles nous ressemblent, nous collent à la peau et c’est à regret qu’on les quitte.
C’est un authentique voyage dans des contrées qu’on apprend à connaître et avec lesquelles on se familiarise en étant fier d’en savoir plus sur un folklore et des traditions méconnues.  C’est également une réflexion sur les relations entre la Mongolie et la Chine, enjeux qui nous échappent très certainement et qui sont intéressants. Une belle histoire policière qui se dénoue avec brio: on a de vrais criminels, des victimes et des magouilles en veux-tu en voilà qui ne sont pas de trop dans le dénouement.
Un coup de coeur pour un été ! Chapeau bas à l’auteur !
Et surtout ne vous fiez pas  à la couverture pas très heureuse (mais que s’est-il passé chez Albin Michel ?)

Yeruldegger, Ian Manook, 2013

Pour en savoir plus sur Ian Manook!

 

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5 réflexions sur “Yeruldelgger d’Ian Manook

      1. 😉
        J’en ai parlé à l’auteur de cette couverture. Lui même en avait dessiné une autre dans le genre (c’est un ancien publicitaire), mais avec un chapeau bien plus typique. L’éditeur a souhaité refaire faire entièrement la couverture à sa sauce…
        L’important pour Manook était qu’il puisse garder le nom du roman, il s’est plutôt battu pour ça 😉

  1. Ah intéressant dis donc ! Tu m’éclaires, là! Le titre et les titres des chapitres sont très importants donc c’est bien s’il a pu garder tout ça! Merci pour les infos !

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